Les hôpitaux HIS doivent rester publics

Mis en ligne le 15/02/19


Les hôpitaux HIS doivent rester publics

Ce communiqué est consécutif aux négociations et manœuvres qui sont en cours au sein des hôpitaux avec la complicité des bourgmestres des communes sur lesquelles ils sont situés et qui siègent au sein de leurs instances de direction.

Les tractations en cours au sein des hôpitaux publics bruxellois (Sites Baron Lambert à Etterbeek, Joseph Bracops à Anderlecht, Molière Longchamp à Forest, et l’Hôpital d’Ixelles) visent en effet à l’établissement d’un partenariat avec des hôpitaux privés du Chirec avec le risque évident d’adoption d’un fonctionnement dicté par une approche élitiste de la médecine où la rentabilité financière passe avant l’accessibilité. Une logique où le patient est considéré comme un « client » !

Cette problématique a d’abord été induite par la « réforme des soins de santé » et les économies forcées dans ce domaine (un milliard d’euros) imposées par la ministre de la santé Maggie De Block. Cette réforme impose la création de réseau par regroupement d’hôpitaux. Bien que les réseaux ne soient pas encore constitués, son annonce a précipité certains rapprochements dans le but de s’assurer les financements fédéraux et la survie des structures hospitalières. Un hôpital qui ne serait pas dans un réseau disparaitra. Dans la structure IRIS (hôpitaux publics bruxellois) les médecins ont un statut et rétrocèdent une partie de des honoraires issus de leurs consultations afin de contribuer au budget de fonctionnement de l’hôpital. Le fonctionnement en vigueur dans les hôpitaux du Chirec vise à une maximalisation de la rentabilité financière (tarifs avec suppléments, interventions d’assurances, etc.) qui le place dans la catégorie de la médecine de luxe.

Nous soulignons également que le patrimoine immobilier de HIS et celui mis à disposition au travers d'emphytéoses sans canons par les différents CPAS des communes concernées, font partie du patrimoine public de ces entités. Une fusion aurait pour résultat de mettre à disposition d'une institution privée ou en partie privée, sans mise en concurrence (concessions domaniales), des biens du domaine public payés par les contribuables des communes mères. Quelles seraient les contreparties pour ces aliénations immobilières et de quelle manière ces pouvoirs locaux ayant une personnalité juridique propre pourront-ils défendre leurs intérêts et ceux de leurs citoyens ?

En conclusion, la CGSP Bruxelles :

  • exige des garanties que les hôpitaux du réseau IRIS-Sud restent dans le domaine public ;
  • rappelle l’importance et son attachement à des soins de santé pour tous ;
  • reste attentive à ce que le patrimoine public (terrains et infrastructures) des communes concernées ne puisse être capté ou exploité par des groupes privés ;
  • appelle les mandataires représentant leur communes au sein des organes de décision des hôpitaux de prendre leurs responsabilités en ce sens.

Pour info, les membres du directoire HIS sont : président : Isi HALBERTHAL (PS) etterbeekois mais désigné sur le quota de St Gilles ; vice-présidents : Fabienne MIROIR (PS) Anderlecht ; Hassan CHEGDANI (PS) Ixelles ; Josiane PARDONGE (MR) Etterbeek. Les bourgmestres concernés sont : pour Anderlecht, Éric Thomas (PS) ; pour St-Gilles, Charles Picqué (PS) ; pour Etterbeek, Vincent De Wolf (MR) ; pour Forest, Stéphane Roberti (Ecolo-Groen) ; pour Ixelles, Christos Doulkeridis (Ecolo-Groen).

Contact 

Rudy Janssens
Secrétaire général de la CGSP-Bruxelles
0478 41 85 23 


Nos brèves

  • Le 26 mai, votez pour la solidarité

    Le 26 mai, les électeurs devront choisir le parti qui répond le mieux à leurs yeux à leurs aspirations ou à leurs intérêts, étant entendu qu'aucun parti ne pourra gouverner seul. Pour décider, ils pourront se baser sur les programmes de chaque parti et su

    > voir plus

Agenda

CGSP Bruxelles © 2019