Pourquoi nous faisons grève le 10 octobre

Mis en ligne le 07/10/17


Pourquoi nous faisons grève le 10 octobre

Depuis son entrée en fonction en 2014, le Gouvernement fédéral applique des politiques d'austérité, prônées par les instances européennes. La rentabilité est érigée en norme dans tous les secteurs, au détriment du service à la population. Les services publics sont parmi les premières victimes de mesures qui touchent aussi bien les citoyens que les agents de l'État. Malgré la priorité donnée à la négociation, le Gouvernement est, jusqu'à présent, resté sourd à nos propositions. Nos ministres appliquent, sans ciller et sans problème de conscience, un détricotage progressif de notre bien-être.
 

Pensions:
Après le relèvement de l'âge de la pension à 67 ans, le Gouvernement souhaite instaurer un
sytème à points qui remettrait en cause les conditions d'accès à la pension. Tout au long de notre
carrière, nous épargnerions pour des points sur base desquels notre pension serait calculée. Le
montant serait déterminé annuellement par le Gouvernement, en fonction des capacités
financières et aucunement en fonction de critères humains tels que la pénibilité de certaines
fonctions. Il s'agit avant tout d'harmoniser les pensions de tous les travailleurs, indépendamment
du statut. En outre, le Gouvernement détruit progressivement le 1er pilier vers un 2e pilier de
pension.

Service minimum:
Le Gouvernement en est convaincu, le service minimum permettra à tout un chacun d'utiliser les
services publics, même en cas de grève. La SNCB est la première cible du Gouvernement. Mais
d'autres pourraient suivre : les écoles, les administrations pénitentiaires, la STIB, les services de
police... Quels citoyens pourraient alors bénéficier de ces services version light ? De quelle
manière ? La force ? La loi du plus fort ? Une fois de plus, les politiques menées devraient profiter
à toutes et tous : un service maximum. Ne nous trompons pas : la véritable motivation de ce
service minimum vise la suppression ipso facto du droit de grève; un droit pourtant fondamental
d'exercice des libertés. Rappelons à cet égard que certains pays européens ont inscrit le droit de
grève dans leur constitution !

Privatisation:
Toujours friand d'économies de type one-shot, le Gouvernement souhaiterait, afin de combler le
déficit de l'État, poursuivre la privatisation de certaines entreprises publiques : SNCB, Proximus...
Autant d'exemples, autant de fleurons belges qui passeraient définitivement dans le giron du
privé. Ces entreprises serviraient des consommateurs, non plus des citoyens. Où s'arrêteront ces
dérives ? Il est très facile d'imaginer, par la suite, la fin programmée de la sécurité sociale ou
encore de l'enseignement public. Nous assistons à la perte d'identité et de neutralité de nos
services publics.

Ce ne sont que quelques exemples criants. Ils mettent en avant l'absence de vision. Nos
politiques se sont transformés en commis des banques et des multinationales. Nous ne
pouvons rester inactifs. Il en va de notre avenir à toutes et tous ! Il s'agit de nous opposer à
une logique marchande de la société. Nous sommes toutes et tous concernés !


Nos brèves

  • Baromètre socio-économique 2017

    Les diverses mesures prises ces dernières années ont affaibli notre système de protection sociale. Le contrat social a été rompu et les conséquences néfastes des politiques de droite deviennent de plus en plus claires.

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  • 19/12/2017 Marche pour les pensions

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